— Présentation —

Au cours de ma formation d'agronome à AgroParisTech, j'ai très tôt été interpelé par l'entremêlement des questions techniques, écologiques, alimentaires, sociales et politiques. Des contacts répétés avec des paysannes et paysans du Sud et du Nord, philosophes et penseurs souvent anonymes de la complexité, m'ont convaincu de l'intérêt d'apprendre à naviguer dans ce foisonnement. Une telle démarche, aussi passionnante qu'exigeante, me paraît cruciale pour tenter (humblement) de produire des connaissances et des outils ne faisant pas trop violence au monde et à ses habitants.

C'est dans cette optique que j'ai tenté de développer mes recherches sur des sujets divers allant d'un jeu de plateau collectif pour des éleveurs (le Rami fourrager développé à l'INRA de Toulouse) à la gestion biologique du café agroforestier au Pérou. J'ai été immergé dans le maraîchage bio sur petite surface et la permaculture lors d'un stage en 2010 à The Organic Centre, en Irlande. La possibilité de rendre viables dans le contexte actuel des projets agricoles très alternatifs m'a alors beaucoup questionné (et me questionne encore). C'est la raison pour laquelle j'ai consacré ma thèse de doctorat, sous la direction de François Léger à l'INRA (UMR SADAPT), à la viabilité des microfermes, aussi bien en milieu rural qu'urbain.

Je suis actuellement en post-doc à l'Université Catholique de Louvain, dans l'équipe de Philippe Baret, dans le cadre du projet européen DiverIMPACTS. Mon travail scientifique vise à participer à la diversification des systèmes agricoles en tentant de lever les points de blocage du champ jusqu'au consommateur.

La découverte des concepts, méthodes et postures de l'agroécologie a été fondamentale pour le jeune chercheur que je suis, soucieux de combiner action pour un monde plus juste et rigueur scientifique. Au-delà des idées, ce sont aussi et surtout les rencontres avec les acteurs de l'agroécologie (paysans, chercheurs, citoyens, intermédiaires, collectivités) qui m'ont très tôt convaincu de participer à cette grande aventure collective.

Je suis soucieux que les résultats de la recherche publique soient rendus accessibles et discutés par le plus grand nombre. La création de ce site souhaite aller dans ce sens. Bonne lecture !